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Présentation de l'Histoire  posté le lundi 05 octobre 2009 10:17

 

Résumé :

 

Samantha a vingt-huit ans, un boulot intéressant, un compagnon craquant, un appartement charmant et un vieux border collier près à la soutenir moralement quelque soit la situation.

Tout semble absolument parfait jusqu'à ce que viennent se greffer à tout ça une demande en mariage, une belle-mère manipulatrice, deux inconnus qui la disent déjà fiancée, et de sombres rumeurs la concernant sur son lieu de travail...

Adieu vie parfaite, bonjour les maux de têtes !

 

***

Voilà, c'est la première histoire de sims que je lance. Le thème dominant est l'humour, encore et toujours, quand y en a plus y en a encore. Bon, ça ne sera peut-être pas forcément du goût de tout le monde, mais j'aime ce thème, c'est celui où je suis le plus à l'aise. Donc, c'est parti pour une comédie !

Vous pouvez poser toutes vos questions dans cet article, je tâcherai d'y répondre aussi rapidement que possible.

Bonne Lecture !

 

@plouche

Jayden

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#1  posté le jeudi 12 novembre 2009 10:26

 

- Sam, et si on se mariait ?

 

Sur le même ton que "passe-moi le sel s'il te plaît", mon compagnon m'a fait sa demande. Sachant que nous étions en train de faire l'amour, cela aurait pu avoir une part romantique. Seulement, voilà, la formulation et l'intonation n'étaient pas au rendez-vous. Je ne suis pas très portée sur le mariage, pour tout vous dire. En fait, j'ai même du mal à concevoir de passer ma vie entière avec la même personne, jusqu'à ce que la mort nous sépare. J'ai vingt-huit ans, et les rêves de robes somptueuses, grandes cérémonies et énormes-pièces montées, il y a longtemps que je les ai jetés aux oubliettes. Ne vous méprenez pas. Comme toutes les femmes où presque, je fantasmais sur la venue d'un beau prince charmant qui m'emmènerait loin de ma vie morne et sans intérêt, dans un royaume lointain, pour y vivre heureux jusqu'à la fin des temps. Je devais avoir vingt ans à l'époque.

 

C'était il y a une éternité.

 

Maintenant, à presque trente ans, je me contente de prendre la vie comme elle vient. Je partage ma vie et mon lit avec mon compagnon Jackson, qui approche aussi de la troisième dizaine. Je partage mon appartement avec le seul, l'unique amour de ma vie : mon chien Buck, un vieux border collie qui me supporte depuis presque dix huit ans maintenant. Je me demande si sa longévité est un miracle ou une malédiction pour lui. Dommage qu'il ne parle pas, je suis sûre qu'il aurait plein de choses à me dire. Je partage mes journées avec mes collègues, et une ribambelle d’énergumènes plus délurés et déjantés les uns que les autres. Tous des cinglés, ma chef la première. Mais je vous en reparlerai plus tard. Pour l’instant, concentrons-nous sur le point clef du moment.

La demande en mariage de mon petit ami en titre avec qui je suis en couple depuis plus de six ans. J’ai nommé (roulements de tambours) Jackson Cunningham. Grand, brun, les cheveux presque aussi longs que moi (j’adore m’amuser avec, j’aime ça, je n’y peux rien), des yeux clairs dont la couleur varie en fonction du climat, de l’heure et de ses humeurs, un poste de rédacteur en chef dans le même magazine que moi (où je ne suis QUE la graphiste des maquettes), beau (je ne l’avais pas dit mais bon, au vu de la description je pense que vous deviez vous en doutez, n’est-ce pas ?) bref, le gendre parfait.

 

Seulement, voilà, il a un défaut ! Un seul, certes, mais pas des moindres. Ce défaut ?

 

C’est sa mère.

 

Une horripilante aristocrate qui a la cinquantaine, une panoplie de tailleur hyper strict et une collection de chapelet. Parce que Madame est ultra-pratiquante, elle va à la messe tous les dimanches, elle fait carême, elle fait un pèlerinage à Lourdes tous les ans (faut-il aimer l’avion, mon dieu !). Pourquoi Lourdes ? Mais parce que Madame a du sang royal français dans les veines ! S’il vous plaît ! Et pas des moindres, non, non, non ! Elle est, parait-il, une des dernières descendantes vivantes de la famille des Capétiens. Rien que ça ? Mais que fait-il dans l’Etat de New York, me direz-vous ? Elle a épousé un très célèbre et très riche avocat américain qui était de passage à Paris, a pris la nationalité américaine, a divorcé avec en prime un joli magot et une pension plus que raisonnable, et est restée à Big Apple s’occuper de charité, de bal, de collectes de fonds (auxquelles elle n’a jamais fait aucun don, bien sûr), etc.

 

Bref, la bourgeoise.

 

Notre désaccord ? L’acte de chair avant le mariage. Etant persuadée que son fils était puceau lorsqu’il a commencé à « me faire la cour », elle ne m’a jamais pardonnée d’avoir dévergondé son fils unique en le poussant à commettre le péché de chair ! Ce dont elle rêve, c’est que Jackson réalise la boulette qu’il a fait en sortant avec moi, me jette comme un vieux kleenex et accepte enfin d’épouser une des petites pimbêches coincées du cul qui parasitent autour de sa mère. Devinez ma réponse.

 

- Ouais, pourquoi pas ?

 

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#2  posté le jeudi 12 novembre 2009 10:27

 

Notez l’enthousiasme de ma réponse.

 

Contrairement à sa mère, Jackson n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais pratiquant. Sa justification ? Sa mère l’a tellement fait chier (excusez-moi pour le mot grossier, mais aucun n’autre n’équivalait) avec ses cours de catéchisme, ses prières à chaque repas, avant de se coucher, à la messe, avant un devoir important, que ça lui sort par les yeux. Pour lui, c’est simple. La religion, ça ne devrait pas exister. Etant athée, je n’ai pas relevé car après tout, chacun est libre de ses opinions. Si ça peut aider un croyant d’avoir la foi en une entité supérieure dont la preuve de son existence est fondée sur du vent (où presque), libre à lui. Je suis plutôt très terre à terre, et pour être tout à fait honnête, je suis même du genre fataliste-défaitiste. Ce qui ne m’empêche pas d’être très optimiste vis-à-vis d’une future promotion et augmentation de salaire. Mais c’est une autre histoire.

 

Bref, j’ai dit oui (plus ou moins clairement vu que j’ai atteint l’orgasme à ce moment-là, mais dans ma tête je pensais bien « ouais, pourquoi pas »), et donc, on a décidé de faire une toute petite cérémonie, entre quatre témoins et un curé pour l’église, et quatre témoins et un fonctionnaire à la mairie. Enfin, ça, c’était le projet. Jusqu’à ce que Madame en entende parler par le biais du curé (ce faux-cul de cureton qui a été tout lui rapporté là, je l’aurais tué !!!) et décide que ce n’était pas le mariage que méritait la huitième merveille du monde qu’était son fils. Donc notre petite cérémonie en amoureux, avec juste le nombre minimum de personnes nécessaires, s’est transformé en ce fameux mariage dont je rêvais quand je croyais encore la vie pouvait me réserver des surprises. Au final, c’est le cas.

 

Imaginez, nous sommes passés d’un comité de… le couple, les quatre témoins et le curé ou le fonctionnaire… de sept personnes à un demi-village comptant pas loin de cinq cent invités. Notez que je ne connaissais, évidemment, pas un seul des péquenots présents, tous invités par Madame, que Jackson aurait volontiers décapités à coup de hache émoussée (les invités comme sa mère je crois). Ça, c’est pour la cérémonie, en général.

 

Parlons du repas. Adieu, le petit restaurant familial italien où on a nos entrées parce qu’on y allait toutes les semaines (c’était la sortie du vendredi). Place au super banquet avec traiteurs, et des plats tellement exotiques qu’ils sont plus beaux à regarder que bons à manger. Tellement exotiques aussi que la composition des plats nous est inconnu, et franchement, apprendre après l’avoir avalé que je viens de manger un anneau de boa où des pattes de sauterelle, très peu pour moi. Le passage à l’église, je ne vous en parle même pas, tellement ça a été horrible. Dès que Madame a parlé de « reconversion », j’ai mis le holà, un peu plus et j’étais bonne pour me refaire baptisée, et tout le tintsouin ! J’ai dit non. Je suis non pratiquante mais je reste fidèle au choix de mes parents.

 

La robe.

 

Mon dieu, la robe. Moi qui avait optée pour une jolie petite robe simple, mi-longue, avec des bretelles papillons et un col bateau (même pas provoquant en plus), je me suis retrouvée engoncée dans une espèce de pâtisserie de tulle, résultat d’un croisement entre une meringue et un rouleau de tissu. Importable, inconfortable, hors de prix et franchement pas le genre de robe que j’aurais choisi, même en cauchemar ! La coiffure, je passe. Je n’ai jamais été aussi mal coiffée, et encore moins aussi maltraité niveau capillaire. A croire que la coiffeuse avait été payée ( ?) pour que j’en garde des traces. Et j’en ai gardé ! Je n’ai pas pu me relever les cheveux pendant des semaines après ça sans faire la grimace.

 

Et plus la journée avançait, plus je pensais que je faisais la plus grosse erreur de ma vie. Non pas que me marier me semble être une erreur, mais me marier selon les souhaits de ma future belle-mère, oui. C’est une erreur.  Bref, j’en étais presque à prier pour que quelque chose ne tourne pas rond, quand l’incroyable s’est produit.

 

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#3  posté le jeudi 12 novembre 2009 10:28

 

Je resitue le contexte, je suis partie un peu dans tous les sens, pardonnez-moi.

 

Mise en situation simple. C’est le jour de notre mariage. Il fait beau, il fait bon. L’église est bondée. Oublié le mariage dans une petit chapelle anonyme, mignonne, et surtout loin de chez nous. Eglise donc, à la limite de la cathédrale même. Je remonte l’avenue, le couloir, je sais même plus comment on appelle ça, ma main dans celle de mon père. Il a l’air fier, mais pas franchement convaincu que me marier soit une bonne idée. Vu qu’il file le parfait amour avec ma mère après quarante ans de mariage, je le trouve un peu gonflé de m’avoir dit ça hier, mais passons.

 

Je remonte donc l’allée, cette foutue allée qui vous met au centre de toute l’attention, chacun guettant le moindre faux pas, la moindre hésitation, le plus petit défaut dans la tenue comme dans l’attitude. De mignonnes petites filles, cousines éloignées de mon futur mari que même lui ne connaît pas, éparpillent des pétales de roses cueillies du matin sur le tapis en velours qui couvre tout le trajet. J’ai une pensée pour la femme de ménage qui va devoir se farcir le nettoyage juste après, car une autre cérémonie suit la notre, et je me concentre sur Jackson.

 

Mon futur mari.

 

Et je m’étonne. Intérieurement, bien sûr.

 

Mais je me surprends à monologuer avec moi-même. Oui, oui !

 

La raison ? Simple.

 

Je vais épouser un homme que j’aime, avec qui je partage pas mal de chose (en dehors de ma vie et de mon lit, nous avons quelques passions communes, quand même ! Ce n’était pas qu’une histoire de cul !), qui a une bonne situation, charmant, qui m’aime (jusqu’à preuve du contraire en tout cas), et pourtant, je ne ressens pas cette excitation, cette montée d’adrénaline, ce bonheur absolu et cette envie de sourire niaisement qui semble caractériser ce genre de moment. Je me rappelle encore les histoires de mes collègues qui se sont mariées dans l’année, et toutes y allaient à propos de ce sentiment de plénitude quand enfin, elles épousaient l’homme de leur vie.

 

Pour ma part, j’ai plutôt l’impression que c’est un jour comme un autre, et que je suis en train de faire une corvée, que ça sera bientôt finie que je pourrais retourner à mon appartement voir mon cher Buck, que je n’ai pas pu emmener parce que « les chiens n’ont pas leur place dans une église », m’a littéralement craché au visage ma belle-mère, qui se pavane avec son abominable et détestable petit roquet de chihuahua, au premier rang.

 

Et là, ça a fait tilt.

 

Ce n’est plus mon appartement, mais notre appartement. Fini les petites soirées en amoureux avec mon toutou adoré, quand Jackson était coincé au boulot et que je regardais les Goonies pour la énièmes fois en adulant Data, Choco et le Cinoque. Buck préférait Bagou, il remuait la queue dès qu’il l’entendait. Fini aussi, les petites virées le weekend parce qu’on voulait décompresser ensemble, mais pas trop quand même parce que dimanche soir on rentrait chacun chez soi. J’allais devoir me farcir Jackson tout le temps ! Ça ne me déplait pas plus que ça, sauf que lui est parfait et moi, je collectionne plutôt les défauts ! Vous avez déjà essayé de vivre avec quelques de parfait ? Je peux vous le dire, ça vous sort très vite par les yeux ! Parce que vous l’impression d’être nulle, nulle et archi-nulle !

 

Donc, je suis en train de penser à tout ça (pas très réjouissant pour le jour de notre mariage, n’est-ce pas ?), j’arrive près de Jackson, mon père donne ma main à mon futur mais plus si futur que ça mari, et le curé commence à déblatérer. Dans ma tête, j’analyse tous mes défauts, que je compare aux qualités de mon compagnon. Histoire de bien appuyer sur le fait que je ne lui arrive pas à la cheville. Le curé nous demande si on veut toujours, on veut toujours, et il dit la phrase fatidique… Vous savez… Que si quelqu’un s’oppose à ce mariage, et blablabla… Et là, la porte s’ouvre avec fracas, et deux hommes crient d’une même voix :

 

- Je m’y oppose !

 

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#4  posté le dimanche 27 décembre 2009 12:27

 

 

Le pire dans l’histoire ?

 

Je ne me suis jamais sentie aussi soulagée de ma vie qu’à cet instant précis. Je ne sais pas qui sont ces deux individus, mais je les remercie du fond du cœur d’avoir interrompu ainsi la cérémonie. Je vous passe le scandale, pas la peine de partir dans les détails. Invités outrés, ex-future belle-mère déchaînée, Jackson décomposé, curé choqué, individus inconnus satisfaits et moi rassurée. Ça vous va ? Dans la demi-heure, tout le monde part, vexé d’être venu pour rien, car du coup il n’y a eu ni cérémonie, ni mariage, ni banquet ni fête. Adios les pique-assiettes, et bien le bonjour chez vous surtout.

 

Une heure après, je suis à nouveau en pull-jean-converse (ô bonheur, des chaussures plates !) et pas loin du moment où je vais pouvoir m’éclipser pour aller raconter ça à Buck tout en mangeant un Magnum blanc dont il me volera une bonne moitié.

 

Mais c’était sans compter sur Madame.

 

- Mais qu’est-ce que c’est que ce fioutu bazar ?

 

Madame ne dit jamais de gros mots, juste des dérivés.

 

- Mère…

 

Jackson vouvoie sa mère. Terrifiant. Je vous le jure !

 

- Je ne sais pas, je ne les connais pas !

- Je ne m’adressais pas à toi, mon fils, mais à ma supposée… Belle-fille ! Crache-t-elle comme si le mot lui brûlait la langue.

- Hé, ho ! Me regardez pas comme ça, j’y suis pour rien, moi ! Je n’ai pas demandé à ce que deux zigotos viennent interrompre mon mariage ! Et qui me dit que ce n’est pas vous, d’abord, qui êtes à l’origine de tout ça ?

 

La meilleure des défenses, c’est l’attaque, c’est bien connu. Elle me regarde, outrée, mais je vois bien qu’elle aurait aimé que ce soit le cas. Ainsi, elle aurait eu le sentiment de sauver son fils de mon style de vie dépravée. Il n’a jamais dû lui dire qu’il a perdu son pucelage dans les vestiaires de son lycée en sautant l’entraîneuse des cheerleaders contre son casier ! C’est véridique, il me l’a dit et je la connais.

 

- Et bien non, ce n’est pas de moi, mais j’aurais bien aimé ! Vous n’êtes pas du tout faite pour mon fils, je me tue à lui répéter…

- Et bah tuez-vous plus !

- Comment osez-vous ? S’emporte-t-elle.

- J’ai vingt-huit ans, et y a longtemps que je ne rends plus de compte à personne, alors c’est pas vous, avec votre sang d’aristo, qui allez me faire peur ! Répliques-je du tac au tac.

 

Moi, caractérielle ?

 

Du tout.

 

Mais je déteste qu’on me marche sur les pieds et honnêtement, voir mon compagnon s’écraser devant elle, ça me sort par les yeux. Il a vingt-neuf et il est incapable de lui tenir tête. Il lui trouve toujours une excuse !

 

- Excusez nous, lance alors une voix charmeuse, un peu rauque.

- Si ça ne vous dérange pas, nous voudrions parler à la mariée, ajoute une autre, plus douce mais sans aucun doute masculine.

- Et pour quelle raison ? Lance Jackson, en voyant les deux fauteurs de trouble.

- Elle est déjà fiancée, répond le premier, ce qui laisse tout le monde, moi y compris, sur le cul.

- Et à qui ? Demande Jackson, légèrement énervé.

- A nous deux, répond le deuxième, tout sourire.

 

 

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